Lemaraichphotocouv
02 05 2017

Maraichage solidaire et responsable pour tous autour de Toulon

Maraicher
Agriculteur
Toulon
Var
Bio

Cultiver collectivement pour réduire les coûts d’une alimentation bio, c’est la démarche d’une toute jeune association varoise, Le Maraich’. Elle collabore avec trois exploitations, Les jardins du Néoulier (pour les semis) à La Garde, L’association Rayon de Sourires au Pradet (plantes médicinales) et Le temps des Récoltes (légumes) à La Crau. 

Des exploitants agricoles se transforment en formateurs pour accompagner tout ceux qui désirent mettre les mains dans la terre et la voir se transformer en matrice de vie. L’évolution de notre rapport à l’alimentation et à notre santé pousse beaucoup d’entre nous à mieux connaître l’origine des produits. L’association Le Maraich’ se donne la mission de rapprocher ceux qui le désirent, au plus près de l’essentiel, à travers une politique de producteurs consommateurs. Trois pôles et trois étapes sont alors proposés de la production de semis à l’exploitation de légumes ou de plantes médicinales. Cultiver et apprendre à cultiver n’a pas qu’un aspect ludique puisque les maraîchers amateurs bénéficient d’une remise de 50% sur les paniers de légumes qu’ils consommeront. De plus, il n’y aura pas besoin d’attendre les premières productions pour bénéficier de cet avantage. « Nous produisons nos plants avec les consommateurs  puis nous allons chez des maraîchers. Il y a un suivi de culture assuré par un responsable à chacun des trois pôles déjà existants » précise la coordinatrice Elise Sanson. L’autre rôle de la structure consiste à la diffusion de connaissances permettant de pouvoir cultiver ses végétaux chez soi sans aucun problème et quelque soit son niveau.

Selon sa charte, Le Maraîch’ invite ses « apprentis » à s’engager pour une période minimum de deux mois,  à raison de 3 heures de présence par mois. « Nous avons des maraîchers très assidus qui ne ratent presqu'aucun atelier » précise Aurélie Charlin, exploitante agricole et formatrice au Temps des Récoltes. Chaque semaine ce sont trois ateliers qui sont proposés offrant l’opportunité de définir un rythme de présence. De ce fait chaque légume ne devient pas la propriété de son producteur. C’est parfois grâce à d’autres que chacun cultive ou consomme. Cette notion importante pour les organisateurs en rajoute à l’esprit de mutualité. Cette solidarité, inhérente à la démarche même de l’association, devient créatrice de rencontres et d’échanges mais aussi de solutions environnementales comme l’organisation de covoiturage. Les profils sont multiples et familiaux. Nombreux sont les enfants à vouloir accompagner leurs parents dans cette découverte agricole.

L’aspect associatif plait beaucoup à Aurélie Charlin qui y voit la réponse à une véritable demande. «  Chaque fois que j’avais un peu de temps, avant ce projet, j’aimais expliquer aux gens les secrets de la culture. J’aime cet aspect pédagogique.  Et puis, c’est difficile pour les agriculteurs de se retrouver seul tout au long de la journée. Il est très agréable de voir cet engouement. Ces rencontres autour de la terre donnent de l’énergie» précise-t-elle. Les plans, les semis et les légumes sont pris en charge par l’association. Pour les maraîchers, c'est un moyen de transmission efficace et pour les apprentis, le gage de manger des légumes bio moins cher.

 

Mais le Maraich’, c’est aussi une évolution alimentaire. Cultiver un légume, le voir pousser et prendre conscience de l’investissement que cela implique, impose une démarche différente. « Nous ne le mangeons plus de la même manière. Il y a un rapport de joie à voir pousser ce que l’on a semé. C’est presqu’un rapport maternel » précise l’exploitante. Un projet d’atelier de cuisine pour apprendre à transformer les récoltes en plats se profile déjà. Il y a derrière l’action du Maraîch’, la volonté de redonner une autre valeur au mot « travail » en contribuant à ce que personne ne le vive comme une pénibilité.

Pour exister et perdurer, le Maraich’ s’est inscrit dans une démarche de paiement participatif jusqu’à la fin du mois de Mai 2017 pour palier au manque financier du lancement de cette initiative permettant l’accès aux paniers pour les maraîchers durant les mois précédents les premières récoltes. C’est aussi un moyen de faire l’acquisition d’outils mais aussi de créer le poste de coordinatrice, qu’Elise Sanson tient aujourd’hui bénévolement. L’ambition de l’association varie de 2000 à 6000€

 

Florent Lamiaux

 

 

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Pour aider le financement du Maraich’ c'est ici ! 

 

Inscription et demande du formulaire d’information par mail :  lemaraich@gmail.com
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