Ateliers cuisine vitaliseur 95
30 03 2017

Faire le choix de sa santé

Ombeline Hoor a été élevée dans le bio. Sans langue de bois, elle décrypte les étiquettes des produits de consommation pour modifier les consciences et les comportements alimentaires de ses congénères. À travers son livre J'achète moins, je vis mieux, c'est parti !, et son site naturoh.com, elle distille ses conseils appuyés d’expériences et d’une formation de naturopathe.

Vous terminez une formation de naturopathe. Qu’avez-vous envie de véhiculer comme message ?

Ombeline Hoor : Je ne compte pas exercer en tant que naturopathe, en tout cas pas dans le sens thérapeute du terme. Je veux être plutôt une accompagnante qui aide les personnes à réapprendre à s’alimenter physiologiquement et convenablement.


Comment est venue cette envie d’aider les autres à mieux s’alimenter ?

J’ai eu la chance de grandir au cœur d’une famille bio et écolo bien avant cette tendance. J’ai grandi avec cette conscience de la nutrition saine et la notion des bons produits qui ont du goût. Le temps faisant, je me suis aperçue que tout le monde ne bénéficiait pas de ce pilier important. Je vois de plus en plus d’enfants qui n’ont pas 10 ans mais déjà des allergies et des intolérances alimentaires. Ce sont des enfants qui ne connaissent pas le goût des aliments mais qui carburent au surimi et au sucre de manière générale.


Allergies et intolérances sont, pour vous, deux des gros symptômes de notre civilisation industrielle ?

Effectivement, le problème ce sont véritablement ces aliments transformés qui relèvent davantage de la chimie que de l’alimentation. En regardant les étiquettes, il n’est pas rare de retrouver des composants comme ce bon vieux sirop de glucose qui s’invite un peu partout et qui est, en réalité, un poison pur et dur. Le sucre appelle le sucre. La problématique tourne davantage, aujourd’hui, autour du sucre. Face aux facteurs actuels, j’aurais plus tendance à parler du diabète, des maladies cardio-vasculaires et des maladies que l’on appelle environnementales, comme le cancer.


Vous organisez des ateliers de cuisine. Est-ce finalement le meilleur outil pédagogique pour réapprendre à manger ?

Je prône la preuve par l’expérience. Lorsque je parle d’alimentation on m’oppose le manque de temps ou d’agent. Alors j’invite toutes les personnes susceptibles de jouer de la cuillère en bois à comprendre de quoi le corps a besoin à chaque repas et à composer des recettes simples, saines et originales avec les produits de saison.


Quels sont les premiers conseils à donner à une personne qui veut changer son mode alimentaire ?

Lire les étiquettes des aliments. Mais c’est aussi s’intéresser à la qualité et à l’origine des produits. Ne pas hésiter à poser des questions, essayer de déserter les supermarchés et de revenir, tout simplement, au bon sens. Il est important de ne plus focaliser sur le ticket de caisse au détriment de la qualité.


Vous dites : « Je prône la preuve par l’expérience ». Comment se déroulent vos ateliers ?

Je propose des menus et les personnes n’ont que leur tablier à gérer. Durant les séances, qui durent de deux à trois heures, chacun va être actif. J’en profite pour parler des méthodes de cuisson. Je fais des zooms sur les ingrédients, un point sur la physiologie du corps et les légumes de saison. J’aime savoir de quelle manière chacun a l’habitude de cuisiner et quelles sont les recettes qu’ils aiment faire afin d’adapter tout cela à leur nouvelle hygiène. Ensuite vient la partie dégustation pour différencier, par exemple, le goût d’une tomate sortie de la terre d’un producteur local et celui d’une tomate du supermarché.


Justement, vous parlez des modes de cuisson et vous organisez des ateliers autour du Vitaliseur. Comment l’avez-vous découvert ?

Ça fait trente ans que mes parents en possèdent un, et lorsque j’ai quitté le cocon familial, ils m’ont offert mon premier Vitaliseur, le petit Robinson. Et depuis, c’est un outil que j’utilise midi et soir.


Vous cuisinez essentiellement à la vapeur. Qu’est-ce que ça a changé pour vous ?

La simplicité et l’assurance d’avoir des repas équilibrés et complets en plaçant tout dans le même tamis. Pour moi, c’est vraiment un indispensable de la cuisine.


Vous venez de signer un ouvrage, J'achète moins, je vis mieux, c'est parti ! En quoi va-t-il nous aider ?

C’est une invitation à sortir du cercle vicieux dans lequel nous sommes. Il répond au : « Je n’ai pas de temps ni un budget phénoménal à consacrer à l’alimentation, donc je me nourris de produits déjà transformés ». Petit à petit le corps peine à puiser dans les réserves dont il a besoin au quotidien. Un corps en besoin va déclencher des pathologies ou s’affaiblir. Le parcours logique, ensuite, c’est le médecin, une cure de médicaments qui fera effet un certain temps. Puis nous retombons dans nos travers puisque la solution de base n’a pas été réfléchie. Si je résume, l’argent que nous n’investissons pas pour la vitalité de notre corps à la base, se retrouvera en dépense chez le médecin ou encore pour les médicaments. Nous confions notre santé aux autres. Retrouvons les gestes simples pour conserver notre santé en consommant différemment, en achetant moins mais mieux. L’alimentation est à mes yeux le pilier de la santé. Demandez-vous quel impact social ou médical votre consommation a sur votre santé.


Et c’est facile ?

Je ne dirais pas que c’est facile mais que c’est une question de priorité. J’ai lu une étude qui dit que les Français passent en moyenne 3 h 44 par jour devant la télévision. Je me dis que si nous avons tout ce temps-là, nous pouvons en consacrer une partie à cuisiner et à prendre soin de nous. Tout est une question de choix !


Interview réalisée par Florent Lamiaux.


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J'achète moins, je vis mieux, c'est parti ! Ombeline Hoor (Jouvence Éditions).

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